Le mésothéliome pleural est un cancer de la plèvre, qui est l’enveloppe qui entoure le poumon.
Un épanchement pleural liquidien est souvent associé.
Il existe 3 sous-types de mésothéliome :
- Epithélioide (le plus fréquent)
- Sarcomatoide
- Mixte ou biphasique
Le principal facteur de risque est une exposition antérieure à l’amiante.
Les signes cliniques associés au mésothéliome ne sont pas très spécifiques. Les principaux signes sont l’essoufflement, la toux persistante, la douleur thoracique, une perte de poids, une fatigue.
En cas de suspicion de mésothéliome, c’est surtout le scanner thoracique qui va permettre de réaliser un premier bilan.
En cas d’épanchement pleural, il peut vous être proposé dans un 1er temps une ponction pleurale réalisée sous anesthésie locale en ambulatoire. La plupart du temps, l’analyse du liquide pleural ne suffit pas à porter le diagnostic de mésothéliome. Cela va permettre une analyse des cellules pour éliminer d’autres diagnostics que le mésothéliome et améliorer les symptômes en évacuant une partie du liquide.
Pour porter un diagnostic avec certitude, la plupart du temps, il est nécessaire de réaliser des biopsies pleurales au cours d’un examen qui s’appelle la thoracoscopie réalisée par un chirurgien sous anesthésie générale. Cela nécessite quelques jours d’hospitalisation. Cela permettra de visualiser la cavité pleurale, réaliser des biopsies, évacuer le liquide et réaliser un talcage (insufflation de talc stérile dans la cavité pleurale pour éviter la récidive de l’épanchement).
Parfois, d’autres examens peuvent vous être proposés comme une ponction guidée sous scanner ou sous échographie en ambulatoire.
Une fois le diagnostic posé, votre dossier sera discuté en réunion de concertation pluri-disciplinaire dédiée au mésothéliome afin de vous proposer le traitement le plus adapté.
Les traitements proposés les plus fréquemment sont la chimiothérapie ou l’immunothérapie.
Dans certaines situations, le médecin qui vous prend en charge peut vous proposer des traitements innovants dans le cadre d’essais cliniques.
Le traitement chirurgical (en dehors de la thoracoscopie) reste exceptionnel.
Dans certains cas, Si votre état semble trop fragile, il peut vous être proposé des soins de support exclusifs.
Si vous avez été exposés à l’amiante, il est nécessaire de réaliser des démarches pour une reconnaissance en maladie professionnelle.
C’est à vous d’effectuer les démarches administratives de déclaration auprès de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM). Votre dossier doit comprendre au minimum ces deux documents :
· Déclaration de maladie professionnelle (formulaire imprimé CERFA téléchargeable en ligne ou disponible dans les caisses primaires).
· Certificat Médical Initial (CMI) rédigé par un médecin (en trois exemplaires) décrivant votre pathologie et l'exposition professionnelle que vous rapportez.
Le FIVA (Fonds d’Indemnisation des Victimes de l’Amiante) indemnise toutes les victimes de l’amiante contaminées en France, que la maladie soit d’origine professionnelle ou non. Cette indemnisation est indépendante des autres indemnisations versées par la Sécurité sociale notamment et peuvent donc s’engager en parallèle de toutes les autres démarches.
Des associations de patients peuvent vous aider gratuitement dans ces démarches (ANDEVA).
Dr Anne-Laure CHENE
Praticien Hospitalier
Service de Pneumologie, CHU de Nantes
Secrétariat : 02-40-16-55-53